" Debout, il est temps de se lever !
Que dirais-tu d'un bon petit-déjeuner ?
J'ai pas faim !
Mais mange donc un tout petit peu. Tu ne peux pas partir à l'école l'estomac
vide !
Mais maman, je te dis que je n'ai pas faim ! "
Hé oui ! Le petit-déjeuner si souvent négligé est, on a beau le répéter, d'une importance capitale. Pour faire démarrer la machine, il lui faut du carburant et encore, pas n'importe lequel.
Mademoiselle Caroline Klein, diététicienne à l'A.S.B.L. " Amis diabétiques
de Dinant " parcourt les écoles afin de vanter les bienfaits d'un bon
petit-déjeuner. La voici à l'école communale de l'Ermitage dans les
classes de 4e et 5e années, pour une première visite de sensibilisation.
Elle procède avant toute chose à un petit sondage : combien d'élèves
prennent la peine de déjeuner et de quoi se compose leur repas. Le programme
se poursuit par la réalisation d'une pyramide alimentaire à partir de
collages de photos des aliments à consommer dans des quantités variables.
Chaque élève reçoit un " Passeport - Santé " : un petit carnet le questionnant
sur la nature des produits dont il se nourrit le matin, qu'il devra
honnêtement remplir durant six semaines. On y trouve aussi des explications
sur les différentes catégories d'aliments et les raisons pour lesquelles
il faut les consommer.
Un mois et demi plus tard, Mademoiselle Klein est de retour tôt le
matin dans les classes pour non seulement un petit contrôle des " Passeports-Santé
", mais aussi pour organiser un petit-déjeuner collectif. Un buffet
digne d'un hôtel **** : pains de toutes sortes, jambon, fromage, confiture,
produits laitiers, … et surtout, une gigantesque salade de fruits préparée
par les institutrices qui, le matin même, ont nettoyé, épluché et découpé
tous les fruits frais fournis par les élèves, et sur laquelle les enfants
se sont rués.
" En consultant les passeports, je constate que les enfants qui ne mangeaient
pas du tout le matin se sont mis à déjeuner de manière plus régulière
et que les autres ont fait un effort quant à la nature de leur repas
durant les six semaines. On retient également de grosses lacunes au
niveau de la consommation des fruits", nous dira Caroline Klein.
Mais ce n'est pas grave, tous n'auront qu'à prendre leur petit-déjeuner quotidien chez leur institutrice !