RESERVE NATURELLE
« AUX
ROCHES »Réserve
naturelle gérée avec les
RNOB.Elle comprend notamment les
anciennes carrières situées sur les coteaux exposés au Sud
de la vallée de la Meuse, en pleine zone industrielle liégeoise.
C'est étonnant, mais
possible.Le point de départ de la
visite de la réserve : CHOKIER, le village avec son
élégant château juché sur un rocher à pic et
ses très belles demeures du 17ième au
19ième
siècle.
Le
château actuel date de 1730, mais il y avait déjà une
seigneurie au 11ième siècle et de nombreuses
constructions se sont succédées à cet endroit
stratégique de la vallée mosane
(voir le site
www.chokier.com
pour en connaître l'historique et plus encore ( cartes postales -
images - peintures - chronologie - généalogies - ...
).
Le
château de Chokier perché sur son
rocher
L'ancienne
commune de Chokier, ou se situe une partie de la réserve, est superbement
exposée aux rayons du soleil. Bien
que son territoire soit exigu, Chokier a connu au cours des siècles une
activité intense : brasserie, atelier de cuvelage,
maréchal-ferrant, chantier naval, alunière, fabrique de minium,
amidonnerie, tannerie, piperie, moulin à farine et surtout ce qui nous
préoccupe : l'exploitation du calcaire. Le nom de Chokier
provient du latin Chalcaria qui signifie four à chaux. Les plus anciens
développements du village devraient être attribués à
l'exploitation d'une carrière qui, pour notre bonheur, a
laissé de nombreux reliquats de biotopes relativement intacts et de grand
intérêt.
La place
devant l'église - immeubles du 17 au
19ièmeLA
RESERVESituée sur la
rive gauche, à cheval sur les anciennes entités de Chokier et de
Flémalle Haute, la réserve naturel est nommée
« Aux roches » par égard non seulement à la
toponymie locale mais aussi à ce qu'elle contient. Elle affecte une
bande d'environ un kilomètre et demi de long pour une largeur
moyenne de 350
mètres.
Son
principal intérêt réside dans le présence de deux
anciennes carrières de calcaire du viséen retournées
à la nature. La flore, calciphile, héliophile, xérophile
et/ou thermophile (aime le calcaire, le soleil, la sécheresse et la
chaleur) y est très singulière et très
spécialisée. Représentant à peine 0,00001 % de la
surface du pays, la pelouse calcaire est un biotope
rare !Les versants de ces
carrières sont orientées plein sud, ce qui dans notre pays, mise
à part à la Montagne St Pierre à Lanaye, ne se
représente plus vers le nord. Il n'est donc pas étonnant que
l'on ait jadis cultivé la vigne et ce, jusqu'au
19ième siècle.La
réserve de Flémalle ne peut rivaliser avec celle de la Montagne St
Pierre à Lanaye. Nous y trouvons cependant une dizaine
d'espèces de plantes dont la réserve est la station belge le
plus septentrionale et qui ne se trouvent donc pas à
Lanaye.
En
juin, comme les voyageurs de la ligne de chemin de fer Liège Namur au
19ième siècle, les visiteurs sont
émerveillés par la multitude rouge, rose et blanche des fleurs de
la valériane des murs ou encore l'opulence des
hélianthèmes des Apennins, des hippocrépides en ombelles,
voire des laitues vivaces aux capitules d'un mauve attendrissant. Thym
sauvage, origan, sarriette des champs parfument nos pas, senteurs
suppléées de temps à autre par la coumarine des bois de Ste
Lucie à l'éclatante floraison
printanière.Si la botanique est
remarquable, sachez qu'en outre le visiteur est susceptible de rencontrer
près de septante espèces d'oiseaux dont le rarissime faucon
pèlerin qui apparaît de plus en plus fréquemment. Et comment
passer sous silence l'extraordinaire diversité d'insectes de
toutes les familles dont les lézards des murailles se délectent
avant d'être eux-mêmes la proie de la couleuvre coronelle
lisse. Une diversité, un biotope qu'il faut
préserver.Règles
Les promenades sont
autorisées le long des sentiers balisés (ne pas quitter les
sentiers pour ne pas abîmer les biotopes - je ne circule qu'à
pied)J'observe les
plantes sans les cueillir, les animaux sans les
dérangerJ'apprécie
et je respecte le calme du site (jeux interdits, pour mieux observer je me
promène sans mon
chien)Je ne laisse aucun
déchet derrière moi